Revenir chez soi…du bienfait de se retrouver

L’une des raisons principales pour laquelle nous organisons le festival Féminaissance est ce besoin que nous avons senti chez les femmes de se retrouver. A travers le fait de se retrouver entre femmes, ce sont des retrouvailles avec soi-même qui se vivent.

branche dans dosNotre société occidentale ne nous pousse pas à respecter nos saisons naturelles, bien au contraire. Nous sommes sollicitées à outrance, et ce de manière constante, linéaire: il convient d’être toujours au top, de suivre un rythme effréné, de concilier travail, vie familiale ou personnelle, vie sociale, en arborant un corps lisse, un grand sourire, une tenue parfaite. Or, obéir à ces injonctions sans répit nous conduit à l’assèchement intérieur, à une profonde nostalgie du « retour chez soi ». Clarissa Pinkola Estès en parle magnifiquement dans son livre « femmes qui courent avec les loups » (à lire de toute urgence si vous ne l’avez pas encore fait).

« Retourner chez soi revêt une importance particulière lorsqu’on a séjourné en dehors trop longtemps, prise par des choses pratiques. qu’est-ce qui est trop longtemps? Pour chaque femme, le cas est différent. Disons simplement que nous savons toutes avec certitude quand nous sommes restées trop longtemps dans le monde. Notre corps est ici et maintenant, mais notre âme est loin, très loin.(-) Il y a d’autres raisons qui font que les femmes sont partagées. Elles n’ont pas l’habitude d laisser les autres se débrouiller seuls. Peut-être sont-elles des habituées de la « litanie des gosses »: « Mais les gosses ont besoin de ci, les gosses ont besoin de ça… » Elles ne se rendent pas compte qu’en sacrifiant ainsi leur envie de retourner chez elles, elles apprennent à leurs enfants à sacrifier leurs propres besoins quand ils seront grands. » Ou encore: « C’est par le biais de l’amour et des soins que nous portons à nos saisons naturelles que nous évitons à notre vie d’être entrainée dans le rythme, dans la danse de quelqu’un d’autre. C’est en validant nos propres cycles en matière de sexe, de création, de repos, de jeu et de travail que nous réapprenons à établir des distinctions entre nos sens et nos saisons sauvages. Nous savons que nous ne pouvons pas vivre une existence confisquée. « 

Le festival, nous l’avons conçu comme un temps et un espace propice à votre retour « chez vous », un temps rien que pour vous, durant lequel vous n’aurez qu’une chose à faire: prendre soin de vous, vous nourrir, vous enrichir des rencontres, si l’envie de rencontre est là, respirer, dormir, danser, expérimenter. Dans un cadre naturel, sauvage, et sur un rythme respectueux de votre écologie.

Pas d’activisme, mais un équilibre entre temps d’expérimentations, temps d’échanges, et temps de repos, de ressourcement. Avec la possibilité de s’isoler.

Alors, n’attendez-pas d’être « au bout du rouleau » pour revenir chez vous! _face à la mer

 

 

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