Sororité, vous avez dit sororité?

Sororité, voici un mot que j’emploie régulièrement. Mais que signifie-t-il réellement? Depuis le début de cette aventure incroyable de Féminaissance, depuis ce fameux jour de ma rencontre avec Jacqueline Riquez, jour qui a vu naître cette idée un peu folle d’un « temps de rencontres et d’échanges pour les femmes, un temps de ressourcement », avec cette image qui continue à nous porter : « ce serait comme une immense maison pleine de femmes, qui seraient accueillies telles qu’elles sont, et se sentiraient chez elle« , depuis ce jour et la sixième édition du festival approchant à grands pas, nous en avons vécu des moments fabuleux!

Et je peux dire que le mot « sororité » a tout son sens lors de moments pareils. Des moments de communion intense, de rires, d’émotions, des moments de reliance, des regards partagés, des connivences profondes, des compréhensions mutuelles. Durant ces instants, nous avons le sentiment de contribuer à construire un monde plus beau, plus emphatique, à contribuer à guérir les vieilles blessures.

Tout cela est réel, nous ne pouvons en douter.

Mais je réalise à quel point il est important de ne pas oublier l’autre face de la réalité des relations entre femmes. La guérison est loin d’être achevée, et les vieux réflexes de repli sur soi, de concurrences, de coup bas, ces vieux réflexes basés sur la peur et l’idée « qu’il n’y en a pas pour tout le monde », ces vieux réflexes ont la vie dure.

On peut prétendre que l’on a dépassé tout cela, que l’on a fait un travail sur soi, que l’on est dans la sororité sans arrière-pensée. Qu’il est bon de soutenir toutes les femmes, et que c’est ce que l’on fait.

Mais dans les faits, si l’on soulève ce voile souriant et bienveillant, ce que l’on trouve en dessous n’est pas toujours aussi clair et lumineux.

Si je regarde le plus honnêtement possible en moi, en creusant bien, tout au fond, là où l’on va à reculons, vous savez… puis-je prétendre être complètement guérie de ces vieux schémas hérités et transmis de longue date? Non, je ne peux pas le prétendre. Je ne suis pas au bout de ce chemin. Et vous?

IL y a tant à nettoyer, tant de blessures à panser, tant d’héritages à transmuter…

Tant de souffrances, de non-reconnaissance qui fait que parfois, l’on se crispe sur ce que l’on a, dans la peur qu’on nous le vole.

Alors ne soyons pas comme ces papillons attirés par la lumière et qui ne voient qu’elle..n’oublions pas de reconnaitre l’ombre!

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