Sacré périnée…

Quel lien entretenez-vous avec votre périnée? Oui, je sais, la question peut paraître étrange de prime abord, et pourtant…Ce groupe de muscles n’est pas anodin, loin s’en faut! Nous accueillons une nouvelle membre dans notre comité de soutien: Efféa Aguilera, dont vous pourrez découvrir le parcours ici. Efféa a eu la gentillesse de nous confier cet article écrit en 2012 sur le périnée…N’hésitez pas à laisser vos commentaires!

plancher-pelvien

« Aussi stratégique dans le corps que méconnu, notre périnée commence à nous intéresser quand il n’assure plus correctement sa fonction de contenir ou quand le médecin prescrit des séances de rééducation après une naissance. Alors commence un parcours du combattant sans relâche pour muscler, renforcer, serrer, contracter ce périnée qui, sans que l’on y comprenne rien, échappe à notre contrôle. Tous les jours, nous dit-on, avant de se lever, aux toilettes, avant d’éternuer, de courir avec ses enfants, il faut serrer, contracter « mais oui madame, à votre âge (40 ans !) le trampoline, c’est fini ».
Eh bien non, à 40 ans, une femme est dans toute sa beauté, comme à cinquante et bien plus d’ailleurs, elle peut, d’après moi, bouger, danser, courir sans serrer, serrer, serrer à s’en couper le ressenti, la spontanéité, la joie de l’instant présent.

Le périnée, à quoi ça sert ?
Le périnée que l’on appelle également plancher pelvien est un groupe de muscles performant dont la fonction principale est de contenir les organes du petit bassin. Et s’il est impliqué au moment de l’accouchement cela va sans dire, il est directement concerné dans tous nos gestes du quotidien du fait de sa position dans le corps, de sa fonction et des interactions avec les autres systèmes du corps.

Un grand méconnu !
Et s’il est si méconnu, c’est peut être  parce qu’il est impliqué directement dans les fonctions d’excrétion, de miction et dans la vie intime. « le périnée sert à faire pipi, caca, prout » écrit prosaïquement Bernadette de Gasquet, c’est osé mais les mots sont posés, enfin ! Car méconnu, il l’est… quelle est sa taille, sa forme, comment il est fait, comment il fonctionne, où il s’attache et pourquoi ne nous laisse-t-il tout simplement pas tranquille ?!

Aux abonnés absents !
Françoise Dolto dans son livre « le schéma corporel inconscient » explique que, lorsqu’une partie du corps est méconnue dans le schéma corporel inconscient, elle se manifeste d’une façon ou d’une autre, généralement par le disfonctionnement ou la douleur. Et Ida Rolf d’ajouter que, lorsqu’une partie du corps à subit un choc, un traumatisme et qu’elle n’est pas accompagnée vers une remise en mouvement, elle se « fabrique » des pansements comme des couches pour se protéger des sensations désagréables ou douloureuses. Françoise Mézières, elle, parlait elle du « réflexe antalgique à priori ».
Inconnu et traumatisé = un cocktail idéal pour qu’une partie de notre corps se rende aux abonnés absents, le périnée n’échappe pas à cette règle.
Et, avec le disfonctionnement arrive un élément supplémentaire : le jugement, la critique, la culpabilité. Pas assez comme ceci, trop comme cela, il faut muscler, renforcer, muscler encore, renforcer à tout va… tous les jours…

ARRÊTEZ MOI CELA !!!
Dans le grand « il-faut-y-a-qu’a », où est le plaisir, la spontanéité, le lâcher prise ? Où est la femme dans la puissance de son féminin ? Aurait-on oublié que la Femme s’épanouit dans son intimité dans le lâcher prise ? Peut on imaginer que tenir, contrôler pour chaque éternuement, pas rapides, éclats de rire, prévision de deux heures en voiture, est compatible avec une vie intime épanouie ? Eh bien non ! Quand il y a contrôle, il n’y a pas de plaisir.

Et si…Et si, l’on commençait par se connaître, apprendre, « comprendre » par le ressenti, la visualisation et aussi l’anatomie (appliquée bien sûr !) et la physiologie (vivante évidemment !) comment ça fonctionne un périnée ? Et si on lui donnait sa juste place dans le corps ? Et si on le rétablissait dans une organisation posturale globale ? Et si on le reconnaissait dans ses liens avec la respiration, avec la fonction digestive ? Et si l’on se reconnectait à l’intelligence du corps, à ce savoir faire en chacun de nous ? Et si l’on rétablissait le lien intérieur entre savoir faire et savoir être ? Et si on rétablissait le lien avec nos forces instinctives ? Et si, et si…

Avec des si…
Franchir le pas… une expression populaire dit « avec des si, on referait Paris». Je suis d’accord, il arrive un moment, où intérieurement la femme en nous ressent que quelque chose dysfonctionne, que ça n’est pas possible que tout se joue ainsi à notre insu après une naissance et sans solution, qu’il est temps de s’ouvrir à… un autre regard, à un autre point de vue.

Oui à…
Quand une partie du corps dit non, qu’elle se manifeste, il est temps intérieurement de dire oui à l’écouter, réveiller l’intelligence du corps, rétablir l’harmonie un moment perdue. Je vous invite à un voyage vers le « oui à… » qui répond à tous les « si » ci-dessus et bien d’autres, un chemin de connaissance de soi par la conscience du corps, un chemin qui consiste à surtout ne pas me croire, mais vous écouter, ressentir, accueillir ce qui se révèle en vous, faire confiance à l’intelligence de votre corps, à l’intelligence instinctive de la femme en vous. Il ne s’agit pas de renoncer à quoi que ce soit, de renier quoi que ce soit ; au contraire, il s’agit de retrouver, de renouer avec, d’être avec soi et son ressenti. « 

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